Un fichier de données peut transmettre une infection virale.
FAUX Rappelons qu’un virus ne devient actif que lorsque son code est chargé en mémoire et exécuté par l’ordinateur. En général, on n’essaie pas d’exécuter des données ; or, un virus ne pourra pas prendre le contrôle d’un ordinateur s’il est uniquement présent dans des fichiers de données. Il lui sera donc impossible de se dupliquer automatiquement ou d’infecter d’autres fichiers. En revanche, il pourra tout à fait détruire un fichier de données ou en modifier le contenu de manière irréversible, mais le fichier ne sera pas pour autant " contagieux ".
Les logiciels proposés sur les serveurs télématiques et autres BBS sont remplis de virus ; d’une manière plus générale, il en est de même pour les logiciels en shareware ou en freeware.
FAUX Les opérateurs de serveurs télématiques effectuent de nombreuses vérifications pour s’assurer de la qualité des programmes qu’ils proposent, et ils disposent souvent en priorité des dernières versions des antivirus. Cela étant admis, il faut savoir qu’aucune méthode ne peut garantir à 100% qu’un fichier donné n’est pas infecté par un nouveau virus, qui n’aurait pas encore été recensé par les principaux détecteurs de virus. Et il est toujours préférable de tester soi-même l’innocuité des logiciels que l’on installe sur son ordinateur, car l’opérateur d’un serveur peut fort bien avoir oublié de tester le dernier logiciel installé… MAIS Pour ce qui est du shareware et du freeware, il existe effectivement un risque lorsqu’un logiciel a subi de nombreuses duplications avant d’arriver sur un ordinateur. Il convient donc d’être attentif à la qualité de ces logiciels, à moins que leur achat n’ait lieu chez un revendeur spécialisé dans ce domaine.
Le fait de télécharger un logiciel par modem peut infecter un ordinateur. De même, il suffit d’introduire une disquette infectée dans un lecteur pour que le virus se propage sur le disque.
FAUX Un virus ne devient dangereux que lorsque son code est chargé en mémoire et exécuté, ce qui lui permet de prendre le contrôle de l’ordinateur. En revanche, le simple fait de recopier un fichier infecté sur un disque dur ou de lister le contenu d’une disquette contaminée n’entraîne pas l’exécution du code viral par le microprocesseur. Seule l’exécution d’un fichier contaminé pourra causer une infection. Il n’y a donc aucun danger à télécharger des fichiers par modem ou à les recopier à partir d’une disquette… encore faut-il prendre les précautions qui s’imposent en vérifiant immédiatement l’innocuité des fichiers à l’aide d’un détecteur de virus. En revanche, le fait d’insérer une disquette non protégée en écriture dans un ordinateur infecter peut entraîner sa contamination à la première tentative de lecture ou d’écriture sur ladite disquette.
Pour éviter le déclenchement d’un virus " à date ", il suffit de ne pas allumer l’ordinateur le jour J. VRAI, MAIS Il existe heureusement une méthode moins contraignante qui évite de perdre une journée de travail. Supposons que la date fatidique soit un vendredi 13. La veille du jour fatidique, vous pouvez modifier la date enregistrée dans l’horloge interne de votre micro, par exemple pour la faire passer du jeudi 12 au samedi 14. Le lendemain, votre ordinateur " croira " être le dimanche 15 au lieu du vendredi 13, et les conditions de déclenchement ne seront donc pas réunies. Le lundi 16, vous pourrez tranquillement remettre votre ordinateur " à l’heure ". (Précisons que cette solution ne résout pas le problème des virus qui déclenchent une action destructrice après une date donnée, et non pas seulement le jour en question.)
Certains virus peuvent infecter une disquette protégée en écriture.
FAUX Lorsqu’une disquette est protégée en écriture, le contrôleur interdit physiquement toute tentative d’écriture sur la disquette. Or, un virus n’est somme toute qu’un programme comme un autre et, à ce titre, il ne peut que subir cette contrainte. Une disquette protégée en écriture constitue donc un moyen fiable pour diffuser des fichiers sur plusieurs ordinateurs sans risque d’infection, tout au moins tant que l’ordinateur sur lequel a été créée la disquette n’est pas lui-même contaminé…